EXCLUSIF : Valentin Rongier en grève ? Les coulisses de l’échauffourée explosive à l’entraînement qui met Beye au bord du gouffre à Rennes
5 février 2026 — RENNES — Une crise ouverte a éclaté ce matin au centre d’entraînement du Stade Rennais. Plusieurs sources ont confirmé à notre rédaction que le capitaine Valentin Rongier a refusé de participer à une séance d’entraînement prévue. Cet acte de rébellion spectaculaire fait suite à une vive altercation verbale avec l’entraîneur Habib Beye et révèle un vestiaire fracturé qui menace de compromettre la saison du club.
Cet incident explosif est l’apogée d’une semaine catastrophique qui a vu Rennes éliminé de la Coupe de France après une défaite 3-0 face à Marseille, leur troisième défaite consécutive avec neuf buts encaissés sans en marquer un seul. Les tensions entre Beye et son équipe, qui couvaient depuis une crise quasi fatale en octobre, ont désormais atteint leur paroxysme, mettant en péril l’avenir de l’entraîneur de 48 ans.
Point de rupture : mutinerie à l’entraînement
Selon des témoins, la séance d’entraînement d’aujourd’hui au centre d’entraînement de La Piverdière a été tendue dès le départ. L’incident s’est produit lors d’un briefing tactique dirigé par Beye. Rongier, le milieu de terrain dont le leadership a récemment été jugé irremplaçable par Beye, a ouvertement contesté l’analyse de l’entraîneur concernant la déroute de mardi au Vélodrome.
Des échanges verbaux ont éclaté, dégénérant en une altercation houleuse devant tout le groupe. Beye, connu pour son exigence et décrit par d’anciens joueurs comme un entraîneur pour qui « il n’y a pas de copains sur le terrain », aurait accusé certains leaders d’une échec catastrophique dans l’application technique. Rongier aurait répliqué en remettant en question la préparation tactique récente de l’équipe et la gestion du moral des joueurs.
Suite à la confrontation, Rongier a retiré son dossard et a quitté le terrain, refusant de participer aux exercices suivants. Il a été suivi par au moins deux autres cadres, dont l’identité reste inconnue. La séance, qualifiée de « chaotique » et « terminée avant même d’avoir commencé », a finalement été abandonnée par le staff.
Une saison de tensions latentes
La mutinerie d’aujourd’hui n’est pas un incident isolé, mais le dernier et le plus grave d’une série de conflits qui ont marqué la première année tumultueuse de Beye à la tête de l’équipe.
Incidents clés de la crise dans le vestiaire rennais :
• Octobre 2025 : Beye frôle le limogeage suite à de mauvais résultats et à des tensions croissantes avec les cadres. Une discussion franche avec le propriétaire lui sauve la mise, un épisode que les initiés qualifient de « tournant ».
• Mesures disciplinaires : Plus tôt dans la saison, Beye a écarté Mousa al-Tamari et Mikayil Faye pour raisons disciplinaires, puis a mis à l’écart le duo expérimenté Seko Fofana (prêté à Porto) et Ludovic Blas pour « manque d’investissement ». • Explosion en Coupe de France : La défaite 3-0 à Marseille a mis le feu aux poudres. À la mi-temps, les vives critiques de Beye auraient profondément affecté l’ailier jordanien Mousa al-Tamari, qui serait resté sur les nerfs bien après le coup de sifflet final. Une altercation tendue a également eu lieu entre Beye et le gardien Brice Samba après un dégagement raté qui a directement mené au deuxième but marseillais.
Le paradoxe Rongier : De paria à capitaine, puis rebelle
Figure centrale de ce feuilleton, Valentin Rongier incarne la crise d’identité que traverse le club. Son arrivée l’été dernier, en provenance de l’Olympique de Marseille – après une carrière passée à porter le brassard de capitaine du FC Nantes, rival historique – a suscité une vive hostilité de la part des ultras du Roazhon Park.
Un accueil hostile : Pour ses débuts, les supporters ont déployé des banderoles proclamant : « Faire un Rongier : jeter son honneur au caniveau » et « Rongier, direction du SRFC : la culture d’un club ne s’achète pas ». Malgré cela, Beye l’a immédiatement nommé capitaine, une décision perçue comme une affirmation audacieuse de son autorité.
Ascension et chute : Grâce à son professionnalisme exemplaire et à ses performances dominantes au milieu de terrain, Rongier a progressivement conquis le cœur des supporters, allant même jusqu’à marquer le but de la victoire contre Metz en novembre. Beye lui-même a déclaré après une récente défaite que sans Rongier, « nous avions l’impression de n’avoir aucun leader ». Ce qui fait de son acte de défiance d’aujourd’hui non seulement un conflit entre joueur et entraîneur, mais aussi l’effondrement de la structure de leadership que Beye avait patiemment construite.
La position précaire de Beye : « Un jeune entraîneur en apprentissage »
La semaine dernière encore, Beye se qualifiait avec ironie de « jeune entraîneur en apprentissage » en réponse aux critiques concernant son système en 3-5-2 parfois rigide et l’absence de « plan B ». Son bilan pour sa première année est mitigé : Rennes est la 7e meilleure équipe de Ligue 1 sur ses 34 matchs à la tête de l’équipe, et il a réussi à stabiliser le club après une période chaotique. Il a également révélé de jeunes talents comme Jérémy Jacquet, désormais convoité par Chelsea pour 70 millions d’euros.
Cependant, son style de management est aujourd’hui au cœur des critiques. Le directeur sportif, Loïc Désiré, l’a publiquement soutenu cette semaine, affirmant qu’il n’y a « aucun débat » sur sa position. Mais la patience du propriétaire, déjà mise à l’épreuve en octobre, a ses limites.
Que va-t-il se passer ensuite ?
Le club a convoqué une réunion d’urgence entre les présidents.

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