Exode imminent ? Les stars niçoises demandent leur transfert après les violences choquantes au centre d’entraînement

Exode imminent ? Les stars niçoises demandent leur transfert après les violences choquantes au centre d’entraînement

Le mercato hivernal s’annonçait tendu à l’Allianz Riviera, mais personne n’avait anticipé le chaos qui s’en est suivi. Après les violences choquantes survenues au centre d’entraînement fin novembre, l’OGC Nice est confronté à une véritable mutinerie. Ce qui semblait au départ un différend entre deux joueurs aurait dégénéré, plusieurs joueurs de l’équipe première souhaitant désormais quitter le club au plus vite.

Les troubles ont commencé le 30 novembre, après une défaite humiliante 3-1 face à Lorient – ​​la sixième défaite consécutive de Nice toutes compétitions confondues. À l’arrivée du bus de l’équipe au centre d’entraînement, une foule d’environ 400 supporters en colère les attendait. La suite a provoqué une onde de choc dans le football français.

Selon de nombreux témoignages, les joueurs ont été victimes d’insultes, d’injures racistes, de bousculades et de crachats. Dans la confusion, l’attaquant nigérian Terem Moffi et l’ailier ivoirien Jérémie Boga auraient été frappés et roués de coups par les intrus. La violence des scènes était telle qu’elle a provoqué l’intervention de la ministre française des Sports, Marina Ferrari, qui a rencontré les joueurs pour condamner ces « violences inacceptables ».

Depuis, la situation au sein du club n’a cessé de se détériorer. Des sources internes indiquent que le traumatisme de cette nuit, conjugué à un sentiment d’abandon de la part de la direction, a brisé la confiance entre les joueurs et l’encadrement.

Si Moffi et Boga sont les figures de proue de ce conflit – ayant officiellement engagé des poursuites judiciaires pour résilier leurs contrats, le club n’ayant pas assuré leur sécurité –, il semble qu’ils ne soient pas les seuls.

La rébellion contractuelle

L’atmosphère au centre d’entraînement est décrite comme délétère. Moffi et Boga sont tous deux en arrêt maladie prolongé depuis l’incident et n’ont pas pu reprendre l’entraînement avec l’équipe première. L’Équipe rapporte que les avocats des deux joueurs ont entamé une procédure de résiliation de leurs contrats, qui courent jusqu’en 2027.

Mais le mécontentement s’étend. Suite à l’annonce du départ de Moffi et Boga, plusieurs joueurs en marge de l’équipe, craignant pour leur carrière et leur sécurité, souhaitent également quitter le club. Ce dernier avait déjà identifié un besoin de se séparer de certains joueurs ce mois-ci, mais l’exode menace désormais de se transformer en véritable ruée.

Qui veut partir ?

Si le feuilleton qui fait les gros titres se concentre sur Moffi et Boga, la liste des joueurs qui chercheraient un nouveau club s’allonge.

Terem Moffi est le plus proactif. Après une chute de forme spectaculaire – seulement deux buts en dix apparitions en championnat – l’attaquant des Super Eagles souhaite ardemment partir. Il a dû saisir la commission judiciaire française pour contraindre le club à autoriser son départ. Retrouver son meilleur niveau est primordial pour l’attaquant, qui aspire à jouer régulièrement. Après d’intenses spéculations l’envoyant au Celtic et à Besiktas, un accord a finalement été conclu avec le FC Porto. Moffi rejoint le club niçois en prêt jusqu’à la fin de la saison, Porto disposant d’une option d’achat de 8 millions d’euros. Il y retrouvera son ancien entraîneur, Francesco Farioli.

Jérémie Boga, qui s’était déjà aliéné une partie des supporters en invitant les fans marseillais au stade avant la déroute 5-1, est également jugé indésirable. Il n’a plus joué depuis l’agression et devrait obtenir son départ, son ancien club de Serie A s’étant montré intéressé.

Au-delà de cet incident violent, la situation financière de Nice est difficile. Face aux restrictions budgétaires d’Ineos, le club doit vendre avant de pouvoir acheter. Le milieu de terrain Tom Louchet est un candidat sérieux au départ, et l’AJ Auxerre est sur les rangs. De même, l’attaquant Kevin Carlos, en difficulté depuis son arrivée de Bâle, a été autorisé à partir, bien que sa situation soit compliquée par les règles d’enregistrement de l’UEFA.

Un club en crise

Les répercussions se font même sentir sur le marché des transferts. Le club espérait rapatrier le milieu de terrain formé au club, Amir Richardson, en provenance de la Fiorentina en janvier. Le joueur avait déclaré que Nice était sa « priorité », mais l’accord a capoté face à l’incertitude ambiante, les négociations étant au point mort.

Pour les joueurs restants, les questions se multiplient. Comment une équipe peut-elle se remettre d’une agression physique de la part de ses propres supporters ? Et comment un entraîneur peut-il souder un vestiaire où la moitié des joueurs cherchent la première porte ?

Avec l’ouverture du mercato hivernal, la situation à l’OGC Nice est explosive. Si Moffi a finalisé son transfert à Porto, le fait que d’autres joueurs de l’équipe première aient déposé des demandes de départ laisse penser que le problème est loin d’être isolé. Le gouvernement français a beau avoir condamné les violences, pour les stars de l’OGC Nice, le mal est fait. L’exode est imminent.

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