« Je leur dois tout » : Le geste inédit qui a choqué Roazhon Park

« Je leur dois tout » : Le geste inédit qui a choqué Roazhon Park

À une époque où la fidélité dans le football se mesure souvent en contrats à court terme et en « j’aime » sur les réseaux sociaux, le capitaine du Stade Rennais vient de redéfinir ce que signifie être un leader. Valentin Rongier, arrivé en Bretagne il y a seulement six mois dans un climat de suspicion et d’hostilité, a discrètement orchestré un geste de dévouement si profond qu’il a laissé sans voix les plus fervents détracteurs du club.

Selon des sources proches de l’équipe, le milieu de terrain de 31 ans a fait don de deux mois de salaire – estimés à environ 650 000 € – au fonds communautaire du club. Mais sa générosité ne s’est pas arrêtée là. Rongier a personnellement financé l’achat d’un autocar de luxe flambant neuf pour l’équipe, destiné à remplacer la flotte vieillissante qui transporte les joueurs lors des déplacements.

L’information n’a pas été divulguée par un communiqué de presse, mais par une photo volée du bus sur le parking du club, ornée du message subtil et poignant : « Pour ceux qui doutaient, avec ceux qui croient. »

Le capitaine qu’ils ne voulaient pas

Pour comprendre la portée de ce geste, il faut se replonger dans l’atmosphère délétère qui a accueilli l’arrivée de Rongier. Lorsque Rennes l’a arraché à l’Olympique de Marseille pour la somme de 13 millions d’euros l’été dernier, le Roazhon Celtic Kop, le principal groupe ultra du club, était furieux. Il ne s’agissait pas d’une recrue comme les autres. Rongier était un pur produit du centre de formation du FC Nantes, un Canari dans l’âme. Durant son passage à Nantes, il s’était notamment moqué de leurs rivaux historiques, déclarant un jour qu’il ne signerait « jamais pour Rennes » car c’étaient « l’ennemi ».

À son arrivée, une banderole est apparue au parc Roazhon, affichant « Faire une Rongier », soit l’expression signifiant « jeter son honneur au caniveau ». Ce fut l’un des accueils les plus glacials jamais réservés à un capitaine rennais.

Conquérir le vestiaire, puis la ville

Pourtant, discrètement, Rongier a fait ce qu’il a toujours fait : travailler. L’entraîneur Habib Beye lui a immédiatement confié le brassard de capitaine, une décision controversée qui a d’abord suscité des interrogations, même chez les supporters neutres. Mais dans le vestiaire, il est devenu le « soldat parfait » et le « relais parfait » pour l’entraîneur – un rôle qu’il avait perfectionné lors de son passage à Marseille.

Il a géré avec diplomatie le conflit interne entre l’entraîneur Beye et le gardien Brice Samba, restant ferme tout en préservant la cohésion de l’équipe. « Qu’ils soient certains que personne ne va lâcher », a-t-il exhorté les supporters durant la difficile période hivernale.

Cependant, la douleur du rejet initial des supporters ne s’est jamais complètement estompée. Des sources proches du joueur indiquent que l’hostilité persistante d’une partie des supporters l’a profondément affecté. Malgré ses excuses publiques lors de sa signature – où il a déclaré : « Si j’ai offensé des personnes, je m’en excuse » –, les blessures du derby sont restées vives.

Un don exorbitant

Le contrat de Rongier, qui court jusqu’en 2028, lui assure un salaire brut d’environ 4 millions d’euros par an. En faisant don de près de 650 000 euros, il a en réalité travaillé gratuitement pendant deux mois. Si l’on ajoute à cela le coût du bus de luxe – un véhicule aménagé avec systèmes de divertissement individuels et sièges de convalescence haut de gamme – le capitaine a investi une somme généralement réservée aux indemnités de transfert.

Sollicité par l’équipe média du club pour un commentaire, Rongier aurait refusé une interview officielle, préférant laisser son geste parler de lui-même. Une source au sein du centre d’entraînement nous a confié : « Il ne souhaite pas qu’un documentaire soit réalisé à ce sujet. Il veut simplement regarder les supporters dans les yeux en sortant du tunnel et ne plus se sentir comme un étranger. »

Réaction du Kop celtique

Le groupe ultra, si virulent dans son mépris, n’a pas encore publié de communiqué officiel. Cependant, des sources internes indiquent que ce geste a provoqué un véritable séisme dans l’opinion publique. Qu’un joueur renonce à une part aussi importante de son salaire – une somme qui, selon les informations, sera reversée au centre de formation du club et à des programmes d’action communautaire – a trouvé un écho profond dans une ville qui se targue d’authenticité.

Ce soir, lorsque Rennes entrera sur le terrain, Valentin Rongier sera le capitaine. Mais pour la première fois, le brassard sur sa manche ne symbolisera pas seulement son rôle au sein de l’équipe ; il symbolisera son adoption par une ville qui, enfin, croit en lui.

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