Plus qu’une erreur : Toute la communauté du FC Nantes solidaire de Matthis Abline

Plus qu’une erreur : Toute la communauté du FC Nantes solidaire de Matthis Abline

FC NANTES — Dans un élan de solidarité, la communauté jaune et verte s’est rassemblée pour soutenir l’un des piliers du club. Mais au milieu de ces marques d’affection pour Matthis Abline, qui a fait preuve d’une immense solidarité avec l’équipe, une image douloureuse nous hante.

Nous parlons, bien sûr, de Matthis Abline.

Le roc dans les buts du FC Nantes. Celui qui fait vibrer les supporters du Stade de la Beaujoire semaine après semaine par sa passion, ses réflexes et son attachement indéfectible au blason. Il est notre dernier rempart, le gardien qui nous a souvent sauvés. Mais samedi, nous avons été rappelés à la cruauté du sport.

Il faut que l’on parle de cette scène.

C’était la 78e minute. Le score ne tenait qu’à un fil. Un centre anodin arriva dans la surface – le genre de ballon qu’Abline capte habituellement avec l’assurance décontractée d’un homme faisant ses courses. Mais cette fois, le ballon glissa sur la pelouse mouillée. Il rebondit cruellement sur son genou, fit une boucle douloureuse au-dessus de sa main désespérée et roula dans le but vide.

Le silence qui suivit n’était pas un silence de colère. C’était un silence de désespoir.

Alors que les supporters adverses explosaient de joie, les caméras zoomèrent. Et c’est là que la véritable douleur commença.

Matthis Abline était étendu de tout son long sur la pelouse.

Il ne tapait pas du pied dans le sol de frustration. Il ne criait pas sur ses défenseurs. Il était allongé face contre terre, les gants pressés contre son visage, les épaules tremblantes. Tout le Stade de la Beaujoire, d’ordinaire une véritable fournaise, sombra dans un silence de stupeur. Pendant une minute entière, il resta immobile. C’était comme s’il souhaitait que l’herbe l’engloutisse.

Une scène si crue qu’on en oublierait presque qu’on regarde un athlète professionnel. Une scène d’une violence inouïe, d’une vulnérabilité poignante. Un homme portait le poids de toute une ville sur ses épaules, le sentant s’effondrer sur lui.

On a vu Matthis réaliser des arrêts miraculeux, défiant les lois de la physique et laissant les attaquants bouche bée. On l’a vu dominer sa surface avec une assurance qui ne laisse pas deviner son âge. Mais là, on voyait rarement une facette de lui : son humanité.

Cependant, la suite des événements explique pourquoi j’écris ces lignes aujourd’hui.

Pendant que cette scène douloureuse se déroulait sur le terrain, l’actualité évoluait. On apprenait déjà les insultes odieuses proférées contre Deniz Undav après un penalty manqué en début de saison. Le slogan « Toute la communauté nantaise » n’est plus un vain mot aujourd’hui ; c’est une réalité.

Alors qu’Abline gisait sur la pelouse, ses coéquipiers se sont précipités vers lui. Non pas pour le réprimander, mais pour le soutenir. Le capitaine l’a aidé à se relever, lui a murmuré quelques mots à l’oreille et lui a redressé la tête. Mais c’est la réaction des tribunes qui m’a ému aux larmes.

La Brigade Loire s’est mise à chanter. Ils ne chantaient pas la victoire manquée. Ils ne chantaient pas l’erreur. Ils chantaient son nom.

« Matthis Abline ! Matthis Abline ! »

Le chant a commencé dans la tribune Loire, s’est propagé à la tribune principale, et bientôt tout le stade résonnait d’une immense clameur. C’était un message qui lui était adressé, mais il reflétait le sentiment que nous partageons aujourd’hui pour Deniz Undav : nous sommes là pour toi.

Alors que la communauté s’est mobilisée cette semaine pour soutenir Undav face aux lâches cachés derrière leurs claviers, cette même énergie se dirige maintenant vers notre gardien.

Voilà ce qui fait la différence du FC Nantes. Nous ne sommes pas une simple bande de supporters occasionnels. Nous sommes une famille. Nous savons que Matthis Abline est notre roc. On sait que Deniz Undav est un battant. On sait aussi que les pierres et les maisons de verre ne font pas bon ménage.

À Matthis : Cette scène douloureuse appartient désormais au passé. Tu as le droit à l’erreur. C’est ta capacité à te relever qui te définit. Souviens-toi des chants. Souviens-toi du mur jaune et vert qui t’a soutenu quand tu étais à genoux.

À la communauté : Qu’il s’agisse de défendre Deniz Undav contre les attaques en ligne ou de relever Matthis Abline après une grosse erreur, c’est ce qui nous définit. La Beaujoire est une forteresse, non pas grâce à la solidité des tribunes, mais grâce au cœur des supporters.

Que cette semaine soit celle où nous prouvons que nous sommes solidaires des nôtres, quoi qu’il arrive.

Allez Nantes !

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*