« Vente sur la Côte d’Azur : Pourquoi le propriétaire de l’OGC Nice vous prend pour des imbéciles (et veut vendre le club pour le prix d’un joueur) »

« Vente sur la Côte d’Azur : Pourquoi le propriétaire de l’OGC Nice vous prend pour des imbéciles (et veut vendre le club pour le prix d’un joueur) »

Le vent glacial qui souffle sur la Côte d’Azur ces derniers jours n’est rien comparé à la tempête qui fait rage dans les tribunes de l’Allianz Riviera. Alors que les Aiglons tentent de sauver une saison qui vire au cauchemar, une bombe financière vient de tomber, menaçant de réduire à néant ce qui reste de l’âme du club.

Si vous pensiez que la situation sportive (14e de Ligue 1, zéro point en Ligue Europa) était le pire, détrompez-vous. La vérité sur les véritables intentions de Sir Jim Ratcliffe, le milliardaire propriétaire du club, est bien plus insultante. Selon des informations qui ont fait l’effet d’une douche froide, le président d’INEOS brade l’OGC Nice.

Oui, vous avez bien lu. L’homme qui promettait monts et merveilles en 2019 est désormais prêt à brader l’OGC Nice pour moins cher que le PSG n’a déboursé pour s’attacher les services de Désiré Doué. Entre mépris flagrant, dettes abyssales et désengagement total, voici pourquoi la rupture entre Ratcliffe et les supporters est définitive.

De la promesse européenne à la descente aux enfers

Rappelons-nous son discours inaugural. En 2019, lors de sa prise de fonction, Jim Ratcliffe affichait ses ambitions avec la nonchalance d’un homme d’affaires habitué à obtenir tout ce qu’il désire : « Avec un investissement raisonnable et mesuré, nous voulons faire de l’OGC Nice un club capable de participer régulièrement aux compétitions européennes.» Le groupe INEOS représente une fortune estimée à près de 20 milliards d’euros, une véritable puissance financière pour un club qui ambitionnait de révolutionner le genre.

Mais les beaux discours ne trompent pas. Derrière la façade, la réalité est tout autre. Aujourd’hui, le propriétaire ne se donne même plus la peine de dissimuler son désintérêt. Des révélations accablantes du Times indiquent que Ratcliffe a admis ne pas « particulièrement apprécier les matchs de Nice », le niveau de l’équipe n’étant pas « assez élevé » pour l’enthousiasmer. Un aveu cinglant. Alors que son cœur et sa fortune sont concentrés sur Manchester United, Nice n’est plus qu’un simple titre financier à vendre.

La faillite silencieuse : dette colossale et déclin

Pendant que les dirigeants se déchirent en coulisses, la situation dégénère. Le club traverse une crise financière sans précédent. La maison mère, INEOS, fragilisée par la concurrence et l’envolée des coûts de l’énergie, est croulant sous une dette colossale. En 2024, le service de la dette a atteint 1,8 milliard de livres sterling. En clair, Moody’s et S&P ont abaissé la note du groupe, soulignant une dette 13 fois supérieure aux bénéfices.

Pour sauver ce qui pouvait l’être, Ratcliffe a coupé les vivres et a pris la fuite. D’abord, il a exigé 200 millions d’euros pour Nice. Personne n’a mordu à l’hameçon, vu la situation catastrophique en Ligue 1. Mais maintenant, l’urgence est palpable. Selon les dernières fuites de L’Équipe, le prix demandé a chuté à 50 millions d’euros.

Cinquante millions. C’est la moitié du prix d’achat. C’est un quart de ses exigences initiales. C’est un mépris total pour le projet sportif. Pour un club doté d’un centre d’entraînement ultramoderne et d’un stade flambant neuf (l’Allianz Riviera), c’est un prix bradé. C’est une insulte à l’histoire de Nice.

« Vous ne nous aurez pas » : Quand la rupture devient totale

Tandis que les chiffres sont froids, la colère des supporters brûle. La rupture entre la direction et le public est totale. Nous nous souvenons tous du 1er décembre 2025 : le jour où, après une nouvelle défaite à Lorient, près de 400 ultras de la tribune Sud ont forcé l’entrée du centre d’entraînement. Le jour où des joueurs comme Jérémie Boga et Terem Moffi ont été agressés physiquement. C’est le symptôme d’un problème profond : l’abandon.

La fréquentation moyenne de l’Allianz Riviera est en chute libre, passant sous la barre des 22 000 spectateurs. Le club a même dû réduire sa capacité d’accueil pour masquer les sièges vides. Pourquoi aller voir une équipe abandonnée par son propriétaire, sans âme et enchaînant les défaites (neuf défaites consécutives toutes compétitions confondues entre novembre et décembre) ?

Ratcliffe a déjà Old Trafford dans le viseur. Il a même dû restructurer son empire pour que Nice n’éclipse pas son « bébé » anglais, bravant ainsi les règles de l’UEFA sur la propriété multiple. Mais pour les Niçois, le message est clair : vous êtes l’enfant illégitime, celui qu’on jette aux puces.

Un avenir incertain

Alors, que reste-t-il ? L’espoir d’un repreneur providentiel ? Le fonds souverain saoudien a été évoqué, mais sans suite. Tant que la dette d’INEOS étouffe le club et que Ratcliffe tente de le vendre à bas prix…

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