EXCLUSIF : Michele Kang et Ares Capital visent le rachat total de l’Olympique Lyonnais
Si vous pensiez que le chaos entourant l’ère John Textor à l’Olympique Lyonnais était terminé, détrompez-vous. Le rideau tombe officiellement sur l’expérience Eagle Football et, dans un retournement de situation aussi soudain qu’inévitable, le club se dirige vers un changement de propriétaire radical.
Des sources proches du dossier, confirmées par des documents officiels du 14 avril, révèlent que Michele Kang, l’Américaine qui préside actuellement l’OL, s’associe au géant financier Ares Capital pour racheter intégralement le septuple champion de France.
Voici les coulisses de la fin de « l’ère Textor », les raisons de ce rachat et ses conséquences pour l’avenir des Gones.
La chute de l’empire Eagle
Pour comprendre la situation actuelle, il faut se pencher sur les conséquences des dernières 48 heures. Depuis des mois, le modèle multiclubs de John Textor était au bord de la faillite. La fin est arrivée brutalement le 27 mars 2026, lorsque Eagle Football Holdings Bidco Limited – l’entité qui détient environ 85 % de l’OL – a été placée sous administration judiciaire en vertu du droit anglais.
Le cabinet britannique Cork Gully a été mandaté pour éviter une faillite totale, et John Textor a été officiellement écarté de la direction de sa propre holding. La pression financière était immense : Ares avait prêté à Textor plus de 425 millions de dollars pour l’acquisition du club, et les relations s’étaient considérablement détériorées. Textor avait auparavant accusé Kang et Ares de diriger un conseil d’administration parallèle dans son dos.
Hier, Eagle Football Group a confirmé l’inévitable. Le groupe a annoncé la création d’un comité ad hoc indépendant – composé de Gilbert Saada, Nathalie Dechy et Victoria Wescott – chargé de superviser la vente. Le message du conseil d’administration est clair : l’OL est à vendre.
L’alliance Kang-Ares
C’est là que l’histoire prend une tournure stratégique. Alors que le monde voyait en Michèle Kang une « sauveuse » arrivée l’été dernier pour remplacer Textor et éviter la relégation administrative du club, les manœuvres actuelles laissent présager une conquête à long terme.
Selon le communiqué de presse officiel, « un consortium composé du fonds Ares Capital et d’une filiale de Michèle Kang » a déjà signé des accords de confidentialité pour accéder aux comptes du club.
Il s’agit d’une prise de pouvoir préparée depuis des mois. Rappelons que Kang n’est pas arrivée en 2025 par hasard. Elle est implantée à Lyon depuis mai 2023, date à laquelle elle a acquis une participation majoritaire dans l’OL Féminin, sans doute la meilleure équipe féminine du monde. À l’époque, Textor la qualifiait de « choix idéal » pour mener la prochaine étape. Aujourd’hui, cela ressemble moins à un partenariat qu’à une OPA hostile exécutée avec une précision chirurgicale.
L’éléphant dans la pièce : 63 millions de dollars
Pourquoi Ares est-il si pressé de passer à l’action maintenant ? La situation financière du club l’exige.
Malgré le fait d’avoir évité une vente à prix bradés, le bilan de l’OL est scruté de près. Le club a fait appel avec succès d’une décision de relégation prise par la DNCG (autorité de surveillance financière du football français) la semaine dernière, assurant ainsi son maintien en Ligue 1 pour la saison prochaine. Cependant, les dettes restent colossales, avoisinant les 175 millions d’euros.
De plus, le club est actuellement confronté à une action en justice de 63 millions de dollars intentée par PRPF LLC concernant des indemnités de transfert impayées liées à l’attaquant brésilien Igor Jesus. Cette dette, assortie de pénalités de retard et d’intérêts à un taux de 10 % par mois, illustre la situation administrative chaotique laissée par Textor.
Pour Ares, ce rachat ne relève pas uniquement de la passion pour le football ; il s’agit de récupérer leur investissement. En prenant le contrôle de l’OL aux côtés de Kang, ils stabilisent la dette et restructurent le prêt de plus de 400 millions de dollars.
À quoi ressemblera l’ère Kang ?
Si l’opération se concrétise – et tout porte à croire qu’elle interviendra entre l’été et l’automne 2026 – qu’est-ce qui changera ?
Gouvernance : Kang est déjà PDG d’Eagle Football Group et présidente de l’OL. Cependant, afin d’éviter tout conflit d’intérêts lors de la procédure d’acquisition, un comité indépendant examine actuellement l’opération. Une fois l’accord obtenu, Kang passera du rôle de gestionnaire du club chaotique de Textor à celui de propriétaire unique de l’équipe masculine, venant s’ajouter à son équipe féminine et à sa franchise Washington Spirit aux États-Unis.
Stabilité sportive : Contrairement aux opérations frénétiques et aux acquisitions multiples de Textor, Kang semble privilégier la stabilité institutionnelle. L’été dernier, malgré le chaos, le club a vendu Rayan Cherki à Manchester City pour 36 millions d’euros et s’est séparé de joueurs aux salaires élevés comme Lacazette afin d’équilibrer ses comptes. La nouvelle direction devrait privilégier la responsabilité financière tout en valorisant le centre de formation, qui demeure l’un des meilleurs de France.
Conclusion
Pour l’Olympique Lyonnais, c’est la fin d’un chapitre embarrassant. L’« Aigle » s’est effondré. Mais à sa place émerge un duo qui connaît réellement la valeur du club.
Michele Kang a déjà prouvé qu’elle pouvait gagner

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