Trahison à La Beaujoire : Matthis Abline, l’attaquant vedette, signe à Rennes dans un transfert secret !
Retournons à dimanche dernier. Coup de sifflet final à La Beaujoire. Nantes venait d’arracher un match nul 1-1 face à Reims, et le public scandait le nom de Matthis Abline. Pourquoi ? Parce qu’il avait fait ce qu’il fait toujours : dominer les défenseurs, récupérer des ballons impossibles et faillir marquer le but de la victoire à la dernière minute. Il a embrassé l’écusson. L’a embrassé. Puis, devant la Brigade de la Loire, la main sur le cœur, il a promis « de grandes choses à venir ».
C’était il y a sept jours.
Aujourd’hui, il n’est pas question de loyauté. Il n’est pas question d’héritage. Il est question du transfert le plus discret et le plus malhonnête qu’ait connu la Ligue 1 depuis des années : Matthis Abline a signé au Stade Rennais. Et personne au FC Nantes ne l’avait vu venir.
Le secret est enfin dévoilé
Plusieurs sources proches des deux clubs – s’exprimant sous couvert d’anonymat absolu – confirment qu’Abline a signé un contrat de quatre ans tôt mardi matin. Aucune fuite médicale. Aucune photo floue prise à l’aéroport. Pas de polémique sur Twitter alimentée par un agent. Juste une signature discrète dans un appartement privé près du centre d’entraînement de Rennes, orchestrée par les nouveaux représentants d’Abline, la controversée société monégasque Elite Momentum.
Le montant du transfert ? 18 millions d’euros, pouvant atteindre 23 millions avec les bonus. Pour mettre les choses en perspective : Nantes l’estimait à 30 millions d’euros il y a seulement trois mois.
Alors, comment Rennes a-t-il réussi ce coup ?
Le dénouement
C’est là que les choses se compliquent. L’entourage d’Abline était en « discussions positives » avec le président de Nantes, Waldemar Kita, depuis janvier, concernant une prolongation de contrat. Officiellement, tout le monde jouait la carte de la diplomatie. En privé, Abline avait déjà trouvé un accord avec Rennes en février – tout en étant titulaire indiscutable avec les Canaris.
Un proche du vestiaire (appelons-le « Jules ») m’a confié : « Les gars sont dégoûtés. On a fêté ses 22 ans ensemble il y a deux semaines. Il nous a tous regardés droit dans les yeux et a dit : “Je reste, je veux jouer en Europe avec vous.” Et pendant ce temps-là, il est déjà en FaceTime avec le directeur sportif de Rennes. Ce n’est pas un transfert. C’est une trahison. »
Et le pire ? Abline a refusé d’en informer lui-même la direction de Nantes. Ses avocats ont envoyé un mail de cinq lignes hier soir à 23h. Cinq lignes. Pour un enfant du pays, formé au club, qui a survécu à deux prêts et est finalement devenu le leader incontesté de l’attaque.
Le coup monté de Rennes
Rennes, de son côté, se victimise. Leur version officielle : ils ont « activé une clause libératoire raisonnable » et « agi dans le respect du règlement ». Vrai ? Juridiquement, oui. Mais moralement ? Ils savaient parfaitement ce qu’ils faisaient. Le directeur sportif Frédéric Massara s’est rendu à Nantes sous une fausse identité jeudi dernier, a rencontré le père d’Abline pendant 45 minutes dans un hôtel d’autoroute, et est reparti après une simple poignée de main.
Aucune démarche officielle auprès de Nantes. Aucun appel de bonne foi. Juste une frappe chirurgicale pour affaiblir un rival local six mois avant le vote sur l’agrandissement du stade.
Appelons un chat un chat : il s’agit de sabotage calculé.
Ce que Nantes a perdu
Il ne s’agit pas seulement de buts – même si Abline en a marqué 12 toutes compétitions confondues cette saison, dont deux superbes contre Nice et Marseille. Il s’agit d’identité. Nantes a passé des années à essayer de se débarrasser de son image de « club vendeur ». Leur attaque était construite autour de la vitesse d’Abline, de son pressing, de sa connexion avec les supporters. Il était censé être le visage de l’ère post-Kita.
Et maintenant ? Kita est furieux – un rare moment où supporters et direction sont d’accord. Selon certaines sources, l’ambiance dans le vestiaire est « toxique ». Le capitaine Alban Lafont aurait confronté Abline à huis clos lundi, et n’aurait reçu pour réponse que le silence.
Les conséquences
Abline sera présenté comme joueur de Rennes jeudi. Il sourira. Il parlera d’« ambition » et d’« un nouveau chapitre ». Il dira peut-être même « sans rancune ».
Mais les supporters de La Beaujoire n’oublieront pas. Ils seront là le 3 mai, lorsque Rennes se déplacera à Nantes. On peut parier que les tifos sont déjà en cours d’élaboration. On peut parier que les sifflets seront assourdissants.
Ce n’est plus un simple transfert. C’est une cicatrice.
Matthis Abline voulait un transfert secret. Maintenant, il en porte une tache indélébile.
— Affaire à suivre. L’histoire n’est pas terminée.

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