CE N’EST PAS FINI : les mots de Jean-Pierre Rivère aux joueurs avant le match contre l’AS Saint-Étienne

Jean-Pierre Rivère s’est adressé aux médias après le match contre Metz, à l’issue de la 34e journée, synonyme de barrages de relégation pour Nice, quelques jours seulement avant la finale de la Coupe de France à Saint-Denis. Le président a été clair : « Tant qu’on est encore en vie, on peut se relever et y croire.»

 

Une immense déception. La finale de la Coupe de France vendredi nous avait offert une petite lueur d’espoir. Bien sûr, nous allons la jouer. Mais ce ne sera pas dans le même état d’esprit que celui que nous avions imaginé.

Je les regrette. C’est vraiment dommage. Tout le monde a souffert cette saison. On peut ressentir de l’amertume, de la colère, tout ce qu’on veut… mais la saison n’est pas terminée. Il nous reste encore deux matchs de Ligue 1, certes très difficiles, mais ils sont là. Sans ces deux matchs, je dirais : c’est fini, c’est terminé. Mais tant que ce n’est pas fini, il faut continuer. Alors, les joueurs vont-ils se relever ? Parviendrons-nous à mobiliser tout le monde au mieux ? Le contexte est loin d’être idéal. Mais ce soir, la seule chose dont nous devons nous souvenir, c’est qu’il faut rester unis. Nous aurons le temps de revenir sur tout cela plus tard. Mais tant qu’il y a de l’espoir, il faut se battre.

On verra. À huis clos ou non, ce n’est pas ce qui m’importe ce soir. Je ne pense qu’à une chose : gagner ces deux matchs. Ou au moins l’emporter sur cette double confrontation (contre Saint-Étienne, ndlr). C’est tout ce qui compte.

Jouer une finale de Coupe de France n’est jamais secondaire. J’aurais aimé assurer le maintien avant d’aller au Stade de France. C’est une finale, tout de même. Nous allons la jouer ; nous ne la laisserons pas filer. Mais la priorité, nous le savons, n’est plus là. Le plus important, ce sont les deux prochains matchs.

Si nous sommes dans cette situation ce soir, c’est parce que la saison a été comme ça. Cela me déçoit encore plus. J’ai passé 15 ans dans ce club. Je suis revenu pour aider, en espérant que… Et nous n’y sommes pas parvenus, car la situation était malheureusement très difficile. Et elle l’est encore ce soir. C’est la preuve. Mais nous ne sommes pas encore vaincus. Nous pouvons être à terre, encaisser des coups. Tant que nous sommes debout, nous pouvons nous relever et garder espoir.

Franchement, cette saison a été catastrophique. Il ne faut pas se voiler la face. Mais il reste encore trois matchs. On verra ce que ces trois matchs nous réservent. Et après, quoi qu’il arrive, ce ne sera pas une bonne saison. Peut-être qu’on se maintiendra. Peut-être qu’on gagnera la Coupe de France. Vous allez me prendre pour un fou. Mais pourquoi pas ? En tout cas, je crois que tant que le match n’est pas terminé, même en prolongation, on peut encore gagner.

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