L’ultimatum choc de Kita à Nantes : Acceptez ses conditions ou quittez le club !
La situation au FC Nantes est explosive. Alors que le club flirte avec la relégation et que les supporters mènent une guerre d’usure depuis les tribunes, le propriétaire Waldemar Kita a lancé un ultimatum qui pourrait redéfinir son avenir. Après près de vingt ans à la tête du club, Kita adresse un message clair à Nantes : accepter sa vision et sa nouvelle direction, ou il quittera définitivement le club.
Un climat de rébellion
Le stade de la Beaujoire, autrefois bastion de supporters fervents, est devenu l’épicentre d’une révolte. La Brigade Loire, principal groupe ultra du club, a récemment annoncé une « pause » radicale dans ses activités. Dans un communiqué cinglant, elle a déclaré la fin de tout soutien organisé – tifos, chants et tambours – jusqu’à ce qu’un changement fondamental soit opéré. Leur message était sans équivoque : « Le seul point positif se résume à la banderole que nous déployons à chaque match : “Le FC Nantes doit être vendu !” ».
Ce silence des tribunes s’est accompagné d’une satire mordante. Lors du récent match contre l’Olympique Lyonnais, les supporters ont déployé une banderole se moquant de Franck Kita, le directeur général du club et fils de Waldemar. On pouvait y lire : « Et vous, qu’avez-vous obtenu pendant le mercato ? Franck Kita : Je ne sais pas, j’ai pris tout ce que j’avais… Trop d’humiliations nous démoralisent. » L’ironie était si cinglante que même la tribune présidentielle aurait éclaté de rire, humiliant la famille Kita devant l’élite du club.
La catastrophe sportive
Les chiffres dressent un tableau sombre du déclin. Avec seulement 9 victoires lors de leurs 46 derniers matchs à domicile, Nantes occupe la 16e place, dangereusement proche de la place de barragiste. Ahmed Kantari, l’entraîneur intérimaire et ancien chouchou des supporters, est sur la sellette après une humiliante défaite 4-1 face à Nice. Kita, connu pour son impatience, a déjà vu défiler six entraîneurs en sept ans, et des rumeurs circulent selon lesquelles Kantari serait lui aussi confronté à un ultimatum : gagner ou être limogé.
Le mercato hivernal, censé stabiliser l’effectif, a au contraire mis en lumière les dysfonctionnements du club. Si des renforts comme Abakar Sylla, Frédéric Guilbert et Rémy Cabella sont arrivés, le processus a été chaotique. Des cibles comme Lucas Michal ont finalement rejoint des concurrents directs, et le club a été frustré par des refus de dernière minute. Ces erreurs de recrutement ont désormais fait une victime : Baptiste Drouet, le directeur du recrutement, a été limogé par Kita après seulement 18 mois en poste.
Restructuration en vue d’une vente
En coulisses, cependant, une stratégie plus globale se met en place. Selon des sources proches du club, Kita restructure activement le FC Nantes afin d’en faire une cible de rachat attractive. L’homme d’affaires d’origine polonaise aurait confié à ses employés qu’il vivait ses « derniers instants » en tant que président. En rationalisant les opérations et en mettant en avant les atouts du club, Kita semble préparer le terrain pour de nouveaux investisseurs.
Pendant des années, Kita a repoussé les acheteurs potentiels, mais le ton a changé. Le climat actuel, conjugué aux pressions financières liées au maintien d’un club de Ligue 1, semble avoir assoupli sa position. Le message adressé aux supporters nantais et aux parties intéressées est clair : le club est à vendre, mais à ses conditions.
La comparaison avec Rothen
Le chaos qui règne à Nantes n’est pas passé inaperçu auprès des médias nationaux. Jérôme Rothen, l’ancien milieu de terrain du Paris Saint-Germain devenu consultant, a récemment établi un parallèle entre Nantes et Marseille. Sur son émission sur RMC, Rothen a déclaré : « Le “cirque du football” que nous avions à Nantes, Kita l’a transmis à Frank McCourt ou Pablo Longoria. » Cette observation confirme l’impression que le dysfonctionnement à Nantes est devenu un modèle d’instabilité institutionnelle ailleurs.
Que nous réserve l’avenir ?
Alors que Nantes lutte pour son maintien en Ligue 1, une question existentielle se pose. Le boycott des supporters forcera-t-il Kita à agir ? Un nouvel investisseur peut-il émerger dans cette tourmente ? Ou l’ultimatum se retournera-t-il contre ses auteurs, entraînant une vente à la sauvette et un déclin brutal ?
Pour l’instant, Kita a le dernier mot. Il a posé ses conditions : accepter son leadership et la nouvelle structure qu’il met en place, ou il déclenchera la sanction ultime – un départ qui marquerait la fin d’une ère. Pour un club aux six titres de champion de France et à l’histoire riche, les prochains mois seront déterminants non seulement pour son maintien, mais aussi pour son identité même.

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