Excuses acceptées ? Demirović s’exprime après l’incident dramatique du remplacement à Stuttgart
On a tous connu ça. Cette rage de vaincre. Cette soif de compétition qui vous fait oublier où vous êtes et qui vous regarde.
Pour Ermedin Demirović, ce moment s’est déroulé sous les projecteurs de la MHPArena le week-end dernier. L’attaquant du VfB Stuttgart a été remplacé sur un choix tactique qui a été très mal perçu. Les caméras ont surpris le Bosnien se frappant la cuisse de la main, secouant la tête et marmonnant des paroles de frustration dignes d’un roman avant de disparaître dans le tunnel.
Comme prévu, les réseaux sociaux se sont enflammés. « Diva !» « Un poison dans le vestiaire !» « À vendre en janvier !»
Mais c’est là que cette histoire prend une tournure inattendue.
L’élément déclencheur
Retour en arrière. Stuttgart était mené au score. Demirović, réputé pour son pressing incessant et son jeu aérien, n’avait eu que des miettes toute la soirée. Le jeu était lent, le milieu de terrain débordé, et chaque deuxième ballon semblait rebondir sur le tibia d’un défenseur. Lorsque le quatrième arbitre a levé le panneau où figurait son numéro – remplacé par un joueur plus jeune et plus rapide –, il a explosé.
Pendant dix secondes, il a ressemblé à tous les attaquants frustrés avec lesquels vous avez déjà joué un match improvisé. Mais ensuite, chose rare, il s’est produit : il n’est pas resté en colère.
Le changement de cap immédiat
Avant même le coup de sifflet final, Demirović était réapparu aux abords de la zone technique. Pas d’agent pour faire fuiter des plaintes à la presse. Pas de story Instagram énigmatique. Juste une conversation calme et ferme avec l’entraîneur Sebastian Hoeneß.
Et puis – les excuses.
S’adressant à Bild après le match, Demirović n’a pas mâché ses mots :
« Ce que j’ai fait sur le terrain était une erreur. L’émotion du moment ? C’est une excuse, pas une raison. Le coach prend des décisions pour l’équipe, pas contre moi. Je me suis excusé auprès de lui et des joueurs dans les vestiaires. Point final.»
L’avis du coach
Hoeneß, quant à lui, a géré la situation avec le sang-froid d’un vétéran. Interrogé sur l’incident, il a haussé les épaules avec un demi-sourire :
« Ermedin veut gagner. C’est son rôle. Est-ce que j’approuve son geste ? Non. Mais est-ce que j’apprécie le joueur qui s’en soucie autant cinq minutes plus tard ? Absolument. On s’est réconciliés. Passons à autre chose.»
Pas d’amende. Pas de suspension. Pas de scandale.
Pourquoi c’est important
Soyons honnêtes : on est habitués à l’alternative. Un joueur quitte le terrain en trombe, présente des excuses sarcastiques du genre « désolé si vous avez été offensés », puis recommence quatre semaines plus tard. Demirović a brisé ce scénario.
En s’exprimant publiquement et immédiatement, il a accompli trois choses :
1. Il a mis fin à l’histoire avant que les experts ne puissent l’exploiter pendant une semaine.
2. Il a protégé le vestiaire des fuites et des divisions.
3. Il a fait preuve d’un véritable leadership – pas celui qui porte le brassard de capitaine, mais celui qui reconnaît son erreur et passe à autre chose.
Ses excuses sont-elles acceptées ?
De mon point de vue ? Oui.
Mais voici la vraie question pour les supporters de Stuttgart : voulez-vous un attaquant qui affiche un sourire béat lorsqu’il est remplacé alors que son équipe perd ? Probablement pas. Vous voulez celui qui donne des coups de pied dans des bouteilles d’eau – et qui assume ses actes cinq minutes plus tard.
Demirović a gagné plus de respect lors de cette interview d’après-match qu’il n’en a perdu en dix secondes de colère.
Voyons maintenant s’il canalise sa frustration en inscrivant un doublé le week-end prochain. Ce sont les seules excuses qui comptent vraiment.
Qu’en pensez-vous ? Des excuses rapides suffisent-elles, ou Stuttgart devrait-il appliquer des mesures disciplinaires internes ? Partagez votre avis dans les commentaires.

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