LE FILS PRODIGUE EST DE RETOUR – MAIS PAS COMME VOUS L’ESPÉREZ. ROBERT PIRÈS VIENT DE STUPÉFIER LE FOOTBALL.

LE FILS PRODIGUE EST DE RETOUR – MAIS PAS COMME VOUS L’ESPÉREZ. ROBERT PIRÈS VIENT DE STUPÉFIER LE FOOTBALL.

Cette légende française va-t-elle réaliser le plus bel arrêt de sa carrière ?

Il y a les retours aux sources. Et puis il y a les retours aux sources.

Pendant des semaines, les rumeurs ont plané sur le Stade Saint-Symphorien comme un brouillard hivernal glacial. Le FC Metz, le cœur sang et grenat de la Lorraine, perdait des points, de la confiance et de l’espoir. Enlisée dans la zone de relégation, le club semblait voué à la descente aux enfers.

Mais ce qui s’est passé ce matin était totalement inattendu.

Dans un revirement qui a secoué la Ligue 1, Robert Pirès – champion du monde 1998, Invincible d’Arsenal, le garçon qui a grandi en tapant dans un ballon à l’ombre de Metz – est de retour. Non pas comme joueur. Non pas comme directeur sportif.

Comme entraîneur.

Bernard Serin, président de longue date, cède sa place. Lors d’une réunion d’urgence du conseil d’administration, qualifiée d’« émotionnelle et électrique » par certaines sources, Serin a passé le relais. Mais voici le rebondissement qui vous fera relire cette phrase : Pirès ne se contente pas de prendre en charge les opérations footballistiques. Il devient copropriétaire.

Oui, le même Robert Pirès qui a quitté Metz pour Marseille en 1995, celui qui a fait trembler les défenses d’Highbury au Stade de France, est devenu actionnaire du club de son enfance. Et, avec effet immédiat, il prendra les rênes.

« Je ne suis pas revenu pour une cérémonie de remise de trophée », a déclaré Pirès lors d’une conférence de presse qui ressemblait davantage à une renaissance. « Je suis revenu parce que Metz est en train de couler. Et je refuse de rester les bras croisés. »

Serin, visiblement ému, a expliqué sa décision : « Ce n’est pas un départ. C’est une passation de pouvoir à la famille. Robert connaît l’âme de ce club. Il sait ce qu’il faut pour gagner quand personne n’y croit. Je resterai actionnaire et supporter. Mais la lutte pour le maintien ? C’est désormais à lui d’en assumer les conséquences.»

Soyons honnêtes. Sur le papier, c’est de la folie. Pirès n’a aucune expérience d’entraîneur. Il n’a jamais géré un mercato. Il n’a jamais eu à regarder dans les yeux un vestiaire menacé de relégation et à les convaincre qu’ils n’étaient pas condamnés.

Mais le football n’a jamais été une question de papier.

C’est le même homme qui, après une grave blessure au genou qui a failli mettre un terme à sa carrière, est devenu un Invincible. Le même homme qui a marqué cette volée lors de la finale de la Ligue des champions 2006. Le même homme qui, à 19 ans, cirait les crampons de ses idoles à Metz avant d’intégrer l’équipe première.

Aujourd’hui, il fait table rase du passé.

Selon des sources internes, les premières 48 heures ont été impitoyables. Pirès a déjà remanié le département de recrutement, appelé personnellement trois joueurs vétérans pour « leur rappeler ce que représente le maillot grenat », et exige deux nouvelles recrues avant la fermeture du mercato hivernal.

Mais peut-il vraiment maintenir Metz en première division ? Avec une équipe en chute libre, les cinq prochains matchs s’annoncent comme une étape de montagne du Tour de France.

Ce dont nous sommes sûrs : les joueurs ne se soucient plus du classement. Ils ont les yeux rivés sur le banc de touche. Sur une légende qui n’a plus rien à prouver, si ce n’est qu’il peut sauver le club qui l’a sauvé enfant.

« Si quelqu’un peut y arriver, c’est bien Robert », a déclaré un ancien coéquipier sous couvert d’anonymat. « Il a toujours eu le sang-froid d’un roc. Et maintenant ? Il a le feu sacré. »

Bernard Serin quittera officiellement ses fonctions à la fin de la semaine. Les clés du château seront remises à Pirès devant un Saint-Symphorien à guichets fermés.

Le titre est écrit. L’histoire est incroyable.

Mais si Robert Pirès nous a appris quelque chose durant sa carrière de joueur, c’est bien ceci :

Ne jamais le sous-estimer. Ne jamais oublier Metz.

Restez à l’écoute. La renaissance ne fait que commencer.

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