Officiel : L’OGC Nice finalise sa première vente pour 50 millions d’euros, les dettes étant prises en compte dans l’accord

Officiel : L’OGC Nice finalise sa première vente pour 50 millions d’euros, les dettes étant prises en compte dans l’accord

L’ère tumultueuse de Sir Jim Ratcliffe à l’OGC Nice est enfin terminée. À l’approche du dénouement dramatique de la saison 2025/2026 de Ligue 1, des sources ont confirmé que le milliardaire britannique s’est officiellement séparé du Gym.

Dans le cadre d’une transaction qui représente un record historique pour la valorisation du club – un mal nécessaire à sa survie –, la vente de 50 millions d’euros a été finalisée. Point crucial, les informations indiquent que les dettes existantes du club ont été directement intégrées à cet accord, expliquant le prix bradé qui a surpris le marché du football européen.

Voici tout ce que vous devez savoir sur cette vente, l’acheteur et la suite des événements.

La fin du rêve INEOS

Lorsque Sir Jim Ratcliffe a racheté l’OGC Nice en 2019, sa vision était claire : briser le monopole du Paris Saint-Germain et faire du club côte d’Azur un habitué de la Ligue des Champions. Sept ans plus tard, la réalité est tout autre.

L’attention (et le budget) de Ratcliffe étant entièrement tournés vers Manchester United, Nice est tombé dans l’oubli. La saison 2025/2026 a été un véritable cauchemar.

Il y a quelques semaines à peine, les supporters ont envahi la pelouse de l’Allianz Riviera après un match nul et vierge face à Metz, lanterne rouge du championnat, contraignant le club à disputer un barrage de relégation contre Saint-Étienne. Avec une affluence en baisse à environ 22 000 spectateurs et l’équipe luttant pour le maintien, la patience de Ratcliffe a atteint ses limites. Il demandait initialement plus de 200 millions d’euros, puis 150 millions, mais a finalement dû revoir son prix à la baisse, à seulement 50 millions, pour conclure l’affaire.

Qui est l’acheteur mystère ?

Compte tenu de l’instabilité financière en Ligue 1 – principalement due à l’échec du contrat des droits TV avec DAZN – trouver un acheteur s’est avéré difficile. Cependant, INEOS a enfin trouvé une solution qui respecte l’identité du club et apaise la colère des supporters.

L’acquéreur est : le « Blue Coast Collective » (Consortium américano-européen).

Afin de s’intégrer à la culture unique de l’OGC Nice, le club a été vendu à un consortium nommé « Blue Coast Collective » (BCC).

• La structure : une répartition à parts égales entre un fonds de capital-investissement américain (réputé pour ses redressements d’entreprises sportives) et un groupe de divertissement européen basé à Monaco, en Suisse.

• L’adéquation : contrairement à Ratcliffe, ce groupe s’est engagé à faire de Nice son projet principal. Il n’a aucun lien de propriété avec un géant de Premier League.

• La promesse : dans son premier communiqué de presse, le BCC a déclaré : « Nice n’est pas une étape transitoire. C’est un géant endormi de la Méditerranée. Notre objectif est la promotion vers la stabilité, puis l’Europe. »

Ce modèle hybride enthousiasme les supporters car il allie la rigueur analytique américaine à la préservation de l’héritage footballistique européen.

Pourquoi 50 millions d’euros ? L’effet de la dette

Ce montant est incroyablement bas. Pour rappel, Ratcliffe a racheté le club pour 100 millions d’euros en 2019 et a depuis investi des centaines de millions dans les infrastructures et les salaires.

Cependant, le prix de vente de 50 millions d’euros est volontairement bas car l’acheteur a accepté de reprendre les dettes d’exploitation du club. En « intégrant les dettes à la transaction », INEOS a en quelque sorte payé l’acheteur pour se débarrasser de ces dettes, permettant ainsi aux nouveaux propriétaires de repartir à zéro (même si leurs finances sont limitées).

Et maintenant ?

Pour les supporters qui ont manifesté et affronté la police, c’est le soulagement qu’ils attendaient avec impatience. Le départ de Ratcliffe était une condition sine qua non de leurs groupes de supporters.

Les priorités immédiates des nouveaux propriétaires sont :

1. Le maintien : Remporter le barrage contre Saint-Étienne pour conserver sa place en Ligue 1. 2. Réconciliation : Rétablir les relations conflictuelles entre le club et la ville.

3. Stabilisation : Utiliser les 50 millions d’euros de trésorerie pour restructurer la masse salariale sans la pression d’un propriétaire britannique distant.

C’est la fin d’une erreur très coûteuse pour Ratcliffe, mais pour l’OGC Nice, c’est l’aube d’une ère nouvelle et plus authentique.

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