September 26, 2026
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Michel Der Zakarian fait une annonce fracassante : « J’ai des comptes à régler à La Beaujoire »

C’est officiel. Jamais deux sans trois, comme on dit. Michel Der Zakarian est de retour sur le banc du FC Nantes pour la troisième fois. L’ancien défenseur de 63 ans, une figure emblématique du club, a signé un contrat de deux ans avec pour mission de ramener les Canaris en Ligue 1.

Un retour qui semble tout droit sorti des annales du club. Mais pour Der Zakarian, il ne s’agit pas simplement d’un voyage nostalgique dans le passé. Alors qu’il foule à nouveau les pelouses de La Beaujoire, une phrase est sur toutes les lèvres : des comptes à régler.

Une histoire d’amour complexe mais profonde

La relation entre « MDZ » et Nantes est complexe, tissée de triomphes, d’une rivalité acharnée et d’une fidélité indéfectible. Issu de l’âge d’or du club, Zakarian connaît parfaitement le poids du blason canarien. Il a déjà accompli l’impossible à deux reprises, orchestrant la promotion du club en Ligue 1 en 2008 et en 2013. À chaque fois, il a su maintenir le cap.

Cependant, ses départs précédents ont rarement été à l’amiable. Les tensions avec le président Waldemar Kita sont notoires. Kita avait notamment qualifié Zakarian de « 2CV » face à la « Mercedes » de Claudio Ranieri. Zakarian, de son côté, ne l’a pas oublié. En 2021, après la victoire de son équipe de Montpellier contre Nantes à La Beaujoire, il a lancé une pique cinglante, déclarant être « content pour Kita ». Un message clair : les blessures du passé n’étaient pas encore cicatrisées.

Aujourd’hui, les circonstances ont forcé une réconciliation. Après une saison catastrophique où Nantes a terminé avant-dernier avec seulement 23 points – et a vu défiler trois entraîneurs au passage – Kita a ravalé sa fierté. Der Zakarian est de retour, et cette fois, le contexte est différent. Il ne s’agit pas simplement de remplacer un entraîneur ; il s’agit de sauver l’âme d’un club en crise.

Le poids du chiffre « Trois »

Mais pourquoi ce retour est-il si particulier ? Pourquoi l’expression « mission inachevée » est-elle si forte ?

Tout remonte à une nuit pluvieuse, il y a dix ans. À la fin de son précédent passage à la tête de l’équipe, Der Zakarian s’était rendu à la Tribune Loire pour faire ses adieux aux supporters. Malheureusement, la musique du stade était si forte que son discours d’adieu était inaudible. Le moment fut gâché, la conclusion qu’il espérait lui fut refusée. Une fin profondément amère pour un homme qui avait tant donné au club.

Aujourd’hui, après des années de tension et une décennie d’absence, il est de retour. Il a l’opportunité d’écrire la fin qui lui a été refusée. Mais le défi est immense. Il ne s’agit pas d’un retour triomphal dans un club stable, mais d’une mission de sauvetage. On l’a recruté pour redresser la situation.

Der Zakarian a déjà appelé les supporters à devenir le douzième homme. Lors de son premier passage, une invasion de terrain tendue avait été apaisée par le dialogue avec la Brigade de Loire, et les supporters avaient porté l’équipe en triomphe jusqu’à la montée en Premier League. Il sait que le public de La Beaujoire est exceptionnel, mais il sait aussi qu’il a besoin d’une équipe combative. « Il nous faut un stade survolté », a-t-il déclaré récemment.

Il arrive avec un staff de confiance – dont David Bechkoura et Vitorino Hilton – pour reconstruire l’effectif. Les médias français ont déjà comparé cette approche à un modèle inspiré du Mans, misant sur un recrutement intelligent et un esprit d’équipe solide pour un retour rapide au sommet.

Le passé pèse lourd à Nantes. Mais pour un homme prêt à revenir pour la troisième fois, malgré les relations conflictuelles avec le président et le poids de la relégation, l’appel du maillot jaune et vert est manifestement trop fort pour y résister. Michel Der Zakarian affirme avoir une mission inachevée à La Beaujoire. Il a désormais l’opportunité de la mener à bien.

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