L’entraîneur du FC Nantes, Vahid Halilhodzic, a fait de terribles aveux après les débordements survenus lors du match contre Toulouse FC ce dimanche.
Invasion du terrain, jets de fumigènes, supporters cagoulés… À Nantes, la soirée a viré au cauchemar ce dimanche, pour la dernière journée de Ligue 1. Officiellement relégués en Ligue 2, les Canaris recevaient Toulouse au stade de La Beaujoire, où l’ambiance était particulièrement hostile.
Le match n’a malheureusement pas pu aller à son terme, en raison des scènes chaotiques déclenchées par La Brigade Loire, principal groupe de supporters du club, à la 22e minute. Celles-ci ont contraint l’arbitre de la rencontre, Stéphanie Frappart, à arrêter définitivement le match (0-0).
Vahid Halilhodzic, sur le banc, était alors au comble de la colère. Pour le dernier match de sa carrière, l’entraîneur du FCN n’a pas caché sa tristesse, mais aussi sa colère, lors de sa conférence de presse.
« C’est très grave. Sportivement, le club est en train de sombrer. C’est une situation dramatique », a d’abord évoqué le tacticien, les larmes aux yeux. « C’est triste, je n’ai pas d’autres mots. Je sais ce que ça signifie d’interrompre un match. Cela signifie des sanctions demain. C’était mon dernier match, je l’avais préparé et j’avais travaillé dur pour ça. Je voulais une victoire pour notre honneur, notre fierté et finir sur une bonne note. Ce que vous avez vu s’est produit. »
Et il poursuit : « Je suis tellement excité. Je ne voulais pas que le match se termine. C’est mon instinct qui a parlé. J’étais fou de rage, je pensais qu’ils allaient m’écouter. Je leur ai dit : “Pas ça, pas ça, c’est la pire chose à faire !” Malheureusement, tout était déjà prévu. C’est triste. C’est dommage. » Une dernière remarque au goût amer pour le Franco-Bosnien, qui aura tout donné depuis le 10 mars pour tenter de sauver Nantes.

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